Vu le 29/07/2013 Théâtre Le Paris - Avignon
De et par Nicole Ferroni – Mise en scène : Gilles Azzopardi
Place au farfelu
Après Pierre-Emmanuel Barré en tout début de festival, il était temps pour votre serviteur de vérifier sur scène les talents d’une autre chroniqueuse de France Inter : Nicole Ferroni. N’en profitez pas pour faire allusion au premier en me demandant si Nicole Ferroni est une sale conne. Ce serait un peu déplacé.
Bon, c’est vrai qu’avec Nicolas on y est allé en se disant : « je ne me marre pas toujours à ce qu’elle raconte quand je tombe dessus, mais bon c’est France Inter donc ça devrait être pas mal » Et Nicolas de rajouter : « en plus vous avez, O grand Vizir, déjà critiqué ce sale con de Pierre Emmanuel Barré, alors ce serait bien que vous fassiez pareil avec la nana de France Inter. Et puis ça réduirait peut être cette misogynie que vous vous trimballez depuis des lustres ».
Le verdict ? Nicole Ferroni est une artiste qui occupe la scène de façon convaincante. Si l’humour à base de volaille (premier sketch) n’est pas ce que l’on préfère dans sa prestation, force est de constater que les scènes suivantes sont efficaces. Le texte qui est tout aussi farfelu que dans ses chroniques radiophoniques prend une toute autre dimension sur les planches grâce à ses véritables talents de comédienne. Les quelques personnages qu’elle interprète au fil de ses sketchs sont tous très crédibles. De la fillette qui voudrait changer son petit frère en « pané » au rappeur Bouba qui est fan de Chantal Goya en passant par la diva Olga von Flakensta, la palette est large et réjouissante. Certes rien de très nouveau dans le monde surpeuplé du seul en scène, mais le talent investi dans la composition des personnages est tel que Nicole Ferroni pourrait bien se dégager de la masse. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.