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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

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Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Tauberbach

Publié par Saad sur 1 Avril 2014, 23:10pm

Catégories : #Création 2014, #Danse, #*

Tauberbach
Tauberbach
Tauberbach

Concept et mise en scène Alain Platel -- Créé et joué par Bérengère Bodin > Elie Tass > Elsie de Brauw > Lisi Estaras > Romeu Runa > Ross McCormack - Münchner Kammerspiele / les ballets C de la B --  photos : Chris Van der Burght – Vu le 1er avril 2014 à la MC2 - Grenoble


 « Décharge ennui clos »

 

   Dans la documentation MC2 présentant Tauberbach, on peut découvrir des informations intéressantes telles que la mention des deux sources d’inspiration de ce spectacle, à savoir Estamira, un film de Marcos Prado où « le réalisateur fait le portrait d’une femme âgée, schizophrène, habitant un bidonville de Rio de Janeiro et qui, depuis vingt ans, récupère et recycle des matériaux glanés dans une décharge » et « Tauber Bach, un film d’Artur Zmijewski qui présente des enfants sourds ou malentendants chantant des cantates de Bach ».

   Quid du passage à la scène ? Difficile de s’enthousiasmer comme la critique de Danser Canal Historique citée dans la fiche de présentation. Difficile même de s’enthousiasmer tout court ! Sur le plateau, hormis une marée de vêtements qui restitue fort bien l’ambiance d’une décharge et quelques courtes chorégraphies dont une qui réussit à faire rire en calquant les gestes d’un danseur aux mouvements saccadés d’une bande son rembobinée de façon frénétique, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Elsie de Brauw joue à merveille la schizophrène qui erre dans cette décharge ? Possible... même si la prestation est pénible à observer, et la voix off  qui répond à cette malheureuse est tellement laide qu’elle peut massacrer à elle seule la beauté des quelques morceaux de Bach qui émaillent le spectacle. Errances des danseurs, illustration d’une décadence lente pour ne pas dire poussive… et ennui soutenu face à un spectacle qui s’évertue à creuser le sillon de la trivialité. 

 

En représentation à la MC2 jusqu’au 2 avril

Autres représentations, voir les ballets C de la B
  

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