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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

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Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Molin et Molette

Publié par Saad sur 10 Octobre 2013, 21:27pm

Catégories : #Hors des sentiers battus, #Pour petits & grands, #Création 2012, #Souriez: vous êtes critiqués

Molin et Molette

Texte et mise en scène Pierre Meunier - Avec Emma Morin & Gaël Guillet / Vu à l’Espace 600 - Grenoble le 10/10/2013

 

On peut très bien rebondir après une première tentative…

 

   De l'auteur-metteur en scène Pierre Meunier, on se souvient vaguement du fond des gorges, premier spectacle issu d’un chantier sur le langage, vu en janvier 2012 à l’Hexagone de Meylan, et qui avait laissé une partie de l’assistance un peu perplexe. N’est pas Catherine Robert qui veut. Son article publié dans le journal La Terrasse et repris dans le feuillet de présentation de la pièce témoignait d’une adhésion totale au projet, le seul bémol étant qu’il fallait procéder à un décodage auquel manifestement seuls les esprits les plus savants avaient accès. Bah oui : on avait plus apprécié son papier que le spectacle en lui même (allez ! reconnaissez que ça vous le fait souvent à vous aussi, non ?)

 

Le fer lui va mieux que le caoutchouc

   Attention ! Avec Molin et Molette, l’exigence sémantique est probablement toujours au rendez-vous, mais l’allure est beaucoup plus populaire, si bien que le spectacle est accessible au jeune public - faites pas la gueule, Catherine. Molin et Molette sont deux dresseurs de ressorts qui réussissent à embarquer l’auditoire dans un monde où c’est amusant de voir deux zozos faire mumuse avec ces engins pendant une heure. La magie du théâtre prend donc bel et bien place sur scène, notamment grâce à tout un attirail de gadgets en ferrailles. Cette petite scénographie déambulatoire mise en en valeur par un éclairage souvent intimiste donne envie de croire qu’un morceau de zinc peut s’appeler Gaspard et posséder un caractère insoumis. On se demande d’ailleurs si Pierre Meunier ne confond pas volontairement Gaspard avec le public, car c’est à une belle séance d’apprivoisement que nous soumet le metteur en scène : on commence en souriant avec la brisure du silence et tous les jeux de mots qui émaillent la ferpormance performance puis on jubile face à la reproduction sexuée du ressort. Exit le fil narratif et place à la pataphysique décelée par Catherine. Terminons ce papier avec une question pour le concepteur: a-t-il été ncessaire d'y croire dur comme fer pour monter ce spectacle ?

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