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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Que la noce commence

Publié par Saad sur 7 Février 2013, 18:54pm

Catégories : #théâtre contemporain, #Création 2012, #Adaptation théâtrale

© Brigitte Enguérand

© Brigitte Enguérand

D’après le film Au diable Staline, vive les mariés. Mise en scène de Didier Bezace Création automne 2012 -- Vu le 5 février à la MC2 Grenoble

 

Quand le cinéma fait place au théâtre

 

   Si comme votre serviteur, vous aviez déjà vu Au diable Staline, vive les mariés, vous saviez déjà que vous auriez affaire à une belle histoire. On part donc sur une valeur sûre. Ce qui est intéressant ici, c’est donc de voir la transposition au théâtre proposée par Didier Bezace, et le résultat est très plaisant à voir, car on est bien au théâtre, avec des effets qui fleurent bon l’artisanat : pas d’écrans sur scène ni de projections. Le passage des chars ou l’arrivée du cirque par exemple sont réalisés en transparence par des silhouettes dessinées et déplacées le long de la toile par un technicien (ou un comédien ?) placé derrière et caché par les jeux de lumière. Seule la voix off de Gogonea – le narrateur de cette histoire - pourrait évoquer le cinéma plutôt que le théâtre (encore que…)

Artisanal et même à l’ancienne

   Amis friands de rideaux, tréteaux et autres toiles peintes, courez voir le spectacle. Votre serviteur n’avait d’ailleurs encore jamais vu de théâtre de tréteaux à la MC2 (c’est pas trop teaux…). Le metteur en scène a donc conçu une estrade en bois qui se transforme en véritable scène polyvalente. En effet, celle-ci permet de représenter les différents lieux de l’action : la maison d’Aschie, une taverne, un cimetière, la place du village, une grange, et enfin une cave avec sa table de banquet. Banquet car, à l’instar du film, il y a du monde aux Balkans (…): 27 personnages incarnés par 18 comédiens. Que du beau monde.

Populaire, très populaire...et même un peu poussif

   Bon… on apprécie bien les ébats amoureux du jeune couple dans les champs de blé, alors que deux gamins en culotte courte s’amusent à les observer au lieu de manger leur portion de « vache qui rit ». On apprécie aussi les élans rabelaisiens de leurs comparses car, après tout, ces scènes de village gaulois peu enclin à la culture sont bien interprétées. Par contre, si la 2e partie du spectacle ( le banquet en sourdine) a fait s’esclaffer pas mal de monde dans la salle, votre serviteur commençait à trouver le temps long. Et c’est là qu’il a commencé à se dire : « bon, c’est rigolo, mais est ce que ça justifie que le spectacle atteigne les 2h20 » ? Un coup de sourdine beaucoup trop appuyé, et qui est venu entamer la qualité d’un spectacle qui était jusque là bien ficelé.

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