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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Quand m'embrasseras-tu ?

Publié par Saad sur 16 Mai 2013, 10:10am

Catégories : #Cabaret- théâtre musical- danse, #Concerts, #Les pépites du spectateur

Quand m'embrasseras-tu ?

Textes Mahmoud Darwich -- Mise en scène Claude Brozzoni -- Vu le 14/05/2013 à la Rampe - Echirolles

Mardi soir, la scène de la Rampe s’est changée en cabaret théâtral et surtout poétique. Les textes de Mahmoud Darwich étaient en effet à l’honneur, célébration d’autant plus belle que les interprètes de ce spectacle ont conjugué leurs talents avec beaucoup de classe.

« Choisir la poésie de Darwich, c’est donner à entendre la langue d’un poète Palestinien, qui malgré la guerre, les expulsions, les trêves, la prison, a continué à chanter les hommes, la femme, la terre et sa beauté. Lyrique, humaniste et résistante, sa langue est belle. Elle est un cri d’amour qui ressuscite en nous l’espoir volé par la diffusion d’images et de discours violents. » Ces mots extraits de la note d’intention rédigée par le metteur en scène résument à merveille l’esprit de ce spectacle.

   Sur la scène, on voit d’abord un mur, sur lequel est inscrit un texte du poète, relatant la nuit au cours de laquelle son enfance s’est arrêtée net. Puis un artiste plasticien arrive et commence à effacer le mur pour peindre sous nos yeux des images qui seront en concordance avec la poésie clamée, chantée ou racontée par Abdelwaheb Sefsaf. Ce dernier semble l’interprète parfait (justesse et sobriété) pour ces poèmes et textes évoquant de façon simple et directe mais non moins éloquente la vie quotidienne d’un homme qui grandit dans un pays privé de l’essentiel : la liberté et le respect.

« les chars ont rasé la ville , mais derrière ces masques d’acier se cache une idée qui n’a pas d’yeux… »

   L’éloquence du verbe est par ailleurs confortée par la musique, fine et superbe, composée par Abdelwaheb Sefsaf et ses deux excellents accompagnateurs, ainsi qu’un déroulement de spectacle où l’attention est sans cesse relancée par l’alternance de poèmes, textes ou chansons, avec un fil rouge distinct : la révolte du poète face à l’injustice subie par son peuple et sa soif de vie.

   Sur la scène donc, face à ce mur où se dessine le spectacle, les quatre artistes règlent leur talent au diapason de l’excellence ; et de cette alchimie naît un désir : lire et écouter d’autres poèmes de Mahmoud Darwich..

 

Lien compagnie : http://www.cie-brozzoni.com

petit extrait video pour vous faire une idée

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