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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

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Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Ma mère qui chantait sur un phare

Publié par Saad sur 24 Mars 2013, 17:34pm

Catégories : #théâtre contemporain, #Théâtre-récit, #Création 2012

Ma mère qui chantait sur un phare

De Gilles Granouillet - Mise en scène François Rancillac -- Vu le 22/03/2013 à l’Hexagone - Scène nationale de Meylan

 

Le 4e mur est un grillage

 

L’auteur de théâtre Gilles Granouillet a une actualité grenobloise riche depuis Février dernier: après Zoom (au théâtre Prémol) et Petit poucet pour les grands (espace Culturel J-J Rousseau), le revoici à l’honneur avec un spectacle mis en scène par un autre stéphanois renommé : François Rancillac.

 

   Ma mère qui chantait sur un phare est un spectacle qui se démarque avant tout par son écriture, identifiableau théâtre-récit. Celle-ci se partage donc entre dialogues et adresses au public, utilisées pour commenter ou raconter ce qui s’est passé ou se passe au moment même de l’action. Si votre serviteur admet volontiers qu’il n’est pas très client de cette façon de « raconter », qui le porte généralement à confusion du fait de ces incessants aller/retour entre jeu et narration, il reconnaît cependant que le spectacle vaut quant à lui largement le détour.

 

Les fistons qui brillaient sur la scène

   Ce qui est raconté n’est pas toujours évident à appréhender, l’écriture de Granouillet renvoyant notamment à une symbolique plus ou moins claire sur le cheminement de ces deux jeunes frères délaissés par leurs parents et ayant pris à charge de noyer les petits de leur chienne (un message ?). Néanmoins, le spectacle brille par sa mise en scène et ses deux interprètes principaux : Anthony Breurec et Riad Gahmi. L’énergie déployée par ces deux jeunes comédiens est remarquable et s’inscrit parfaitement dans la mise en scène dynamique voulue par F.Rancillac. Les changements de décors sont rapides et ingénieux, et certains passages représentent de façon à la fois simple et pertinente le cœur du texte. On pense ici à l'avant dernière scène où trois sièges disposés comme sur une barque, avec un fond de scène bleu comme la mer, suffisent à emporter l’imaginaire là où le texte veut faire sens. Un point d’orgue qui apporte de l’élégance au spectacle, et qui permet de quitter la salle avec une impression bien plus favorable que celle ressentie en début de séance. Convaincant.

petit aperçu en images

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