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Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Que se passe-t-il dans la tête du spectateur ?

Billets critiques sur le spectacle vivant & interviews


Echoa

Publié par Saad sur 18 Octobre 2013, 13:55pm

Catégories : #Les pépites du spectateur, #Cabaret- théâtre musical- danse, #Théâtre sans paroles, #Création 2001, #Danse

EchoaEchoa

Vu le 18/10/2013 à la Rampe-Echirolles - Conçu et mis en scène par Thomas Guerry et Camille Rocailleux / Cie Arcosm -- photo : compagnie Arcosm

 

Après Echoa, on reste coi…

 

« Tendre un arc entre corps et son pour dépasser la cohabitation classique des musiciens et des danseurs », ça c’est l’intention des concepteurs. « Oh p…. qu’est ce que c’est bon !!! », ça c’est l’impression du spectateur.

   N’y allons pas par quatre chemins : quand on sort du spectacle Echoa, on songe à cette question qui taraude le critique de théâtre ainsi que tout autre bipède normalement constitué : « on dit que la perfection n’est pas de ce monde, mais est-ce bien vrai ? ». Comme tout chef d’œuvre qui se respecte, Echoa remet sérieusement en cause le règne sans partage de l’imperfection en ce bas monde. Merci les gars !

   Alors bon, c’est vrai qu’en parcourant le dossier de presse, on a toujours pas trop compris les questions soulevées par les concepteurs pour inventer ce spectacle et qui sont : « Comment un percussionniste danse-t-il ? Comment sonne un corps de danseur ? », mais à ce degré de béatitude on n’a qu’une envie : se repasser le film du spectacle et éviter de faire chauffer la cafetière avec des questionnements artistico-intellectuels.

   Echoa s’ouvre sur des silhouettes d’artistes musiciens et danseurs entourées de bleu et accompagnées d’une très belle partition au xylophone. Puis les corps s’agitent, dansent, ou crapahutent, toujours mis en valeur par une lumière du plus bel effet. La mise en scène riche, inventive et gracieuse (en un mot : géniale) propose une évolution régulière des interactions entre ces deux musiciens et ces deux danseurs au fil de séquences où humour, chahut, allégresse, adversité potache, recherche de la finesse, envie de jouer et d’explorer, se déploient dans un esprit de malice et de liberté totale.

   On est là et on savoure le génie qui se déploie sur scène via la convergence de tous ces talents si bien représentés, le cerveau est en mode béatitude, et quand ce spectacle aussi beau que la nature se clôt sur un degré de poésie semblable à l’ouverture, on a la larme à l’œil.

 

Prochaines représentations, voir ici

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